Elena Chernova Lausanne

 

Elena Chernova, Russe née en Russie et grandie dans une famille d’un scientifique et professeur universitaire, baignée dans la culture de Pouchkine et Dostoïevski, à 20 ans, j’ai pris la décision de partir en France pour y passer 10 ans de ma vie et y rencontrer mon mari Suisse qui m’emmène avec lui au pays des merveilles, la Suisse. 

 

Russe ? Plus tout à fait. Française ? Non, pas assez. Suissesse un jour ?

Tout a commencé un beau jour de septembre quand une deuxième langue étrangère nous a été imposée au lycée… le français. C’était un coup de foudre, inattendu et fatidique. En quelques jours, je savais sans aucun doute que ma voie professionnelle était tracée avec la langue française.

Adieu l’avenir d’un chercheur en économie tant espéré par mon père. Vive les longues nuits sans sommeil de l’étudiante-linguiste. Dans les moments difficiles, le rêve cher à mon cœur me motivait d’aller de l’avant, voir Paris, comprendre et parler français.

 Mes 18 ans ont résonné avec la joie, un bus de ligne internationale roulait dans la direction de la ville Lumière, et moi à bord, je n’étais jamais si près de mon rêve.

Ces quelques jours de ballades inépuisables le long et à travers des boulevards haussmanniens majestueux, des rues et des ruelles secrètes, telles que:

et autant d’autres, m’ont donné envie de connaitre la France des français, celle qui se cache derrière la carte postale touristique si connue et admirée par le monde entier.

Aussitôt dit, aussitôt fait!

Diplôme dans la poche, je prends la décision de passer une année en France dans une famille française. « Courageuse », « immature », « c’est une perte de temps », j’entends derrière, prête pour la nouvelle aventure.

Une nouvelle page de ma vie s’ouvre sans que je le sache encore. Venue en France pour un an, je suis y restée 10 ans pour y trouver mes meilleurs amis, ma voie professionnelle, mon identité personnelle et d’en faire mon chez-moi.

Spécialiste dans le marketing bancaire, je voyais désormais tout Paris du haut d’une tour de la Défense par la fenêtre de mon open space. Mon quotidien tout à fait parisien, terriblement stable et prévisible, se résumait aux fameux « métro, boulot, dodo », mais le beau vent de changement n’a pas fait attendre longtemps.

Tout a commencé un beau jour de septembre quand j’ai rencontré un charmant Suisse. C’était un coup de foudre, inattendu et fatidique. En quelques jours, je savais sans aucun doute que ma vie personnelle était tracée en Suisse…

Plus qu’un hobby

Il me fallait venir en France pour enfin découvrir la perle merveilleuse de la culture russe, le chant sacré qui est devenu mon hobby, puis un aspect indispensable de ma vie, puis une partie de ma personnalité. Il m’a ouvert la porte vers la beauté ultime.

Pris par la routine, l’habitude, la course quotidienne contre la montre je ne voyais pas plus loin que mon nez qui parcourait infatigablement des manuels des sciences linguistiques. Je ne me rendais pas compte que je passais à côté d’une grande richesse pourtant si proche. Il ne suffisait que de lever la tête et de tendre l’oreille.

En France, j’ai fait une rencontre avec des familles russes, descendants de la  première immigration. Leurs grands-parents persécutés, risquaient de passer le reste de leur vie dans des camps de concentration sibériens. Ces russes se sont enfuit en France après la révolution de 1917. Ils ont tout perdu, mais ont ardemment préservé, à travers des générations, leur trésor le plus grand : leur culture et leur foi. Ces personnes remarquables, les enfants de la noblesse russe, m’ont ouvert les yeux sur ma propre culture et mon pays.

Ainsi naît  mon amour pour le chant sacré polyphonique russe. Cette musique prend une place toute particulière parmi toute autre musique. Elle est incomparable. Une écoute vaut toute parole: Hymne des Chérubins.

Recherche de ma voie professionnelle

Chanceux sont ceux qui naissent avec une idée claire de leur chemin professionnel. Ce n’était pas mon cas, bien au contraire, il me fallait huit ans d’études pour enfin trouver ma voie. Mon parcours a commencé en Russie à l’Université Linguistique de Nijni Novgorod, l’Alma Mater qui attire des centaines de jeunes amoureux des langues étrangères désirant devenir traducteurs ou interprètes. J’étais une d’eux. Au cours des années studieuses, nous avons découvert la face cachée de ce métier de rêve tant idéalisé. Le plus la fin des études approchait le moins je me voyais traducteur… et encore moins interprète.  

Arrivée en France, j’ai repris des études à l’Université Paris X, puis à la Grande Ecole Spécialisée PPA, en quête de ma vocation professionnelle. Après une licence en langues étrangères appliquées et la communication, je me suis dirigée vers entrepreneuriat à l’international (maîtrise), puis le commerce international et la négociation interculturelle (Master) pour enfin atterrir dans le Marketing International (MBA).

Heureuse de trouver ma voie, je continue à me spécialiser dans mon domaine et prépare actuellement un CAS en Communication digitale et réseaux sociaux à l’Université de Genève. Celui qui avance ne s’arrête jamais.

A propos de l’article 

Cet article a été rédigé par Elena Chernova dans le cadre du module «  référencement » du CAS en Communication digitale et réseaux sociaux  de l’Université de Genève. Ce module a été animé par M. Florian Bessonnat, spécialiste en référencement SEO.

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