
Histoire de la cathédrale.
Dans le quartier des Tranchées, en 1862, la ville de Genève offrit à la communauté orthodoxe un terrain, qui fut l’ancien cimetière paléochrétien jusqu’au XVe siècle sous le couvent Saint-Victor.
En effet, après la révolution genevoise de 1847, des lois sur la liberté de culte sont prononcées ainsi que leur protection égale face à l’État.
À l’époque, une petite diaspora russe aux origines sociales diverses était déjà présente sur place. Il leur fallait un lieu plus grand et plus espacé pour pouvoir se réunir afin de se recueillir. À l’époque, pour ces Russes qui quittèrent ou fuirent la Russie, l’église était le seul lieu qui leur permettait de se retrouver en eux.
Ansi, c’est grâce à la promptitude de l’archiprêtre Athanase Konstantinovitch Pétroff (Константинович Петров) à récolter des fonds à travers toute la Russie qu’il put obtenir une importante donation de la famille impériale. On raconte que la fille aînée de l’Empereur, Maria Nikolaïevna (Мария Николаевна), aurait dessiné les croquis de la cathédrale.
La première pierre aurait été posée le 26 septembre 1863 pour une durée de construction de 3 ans. En 1867, c’est l’Exaltation de la Vivifiante Croix qui fut consacrée par :
- Archiprêtres Joseph Vasilyev (Иосиф Васильев) de Paris
- Vasily Prilezhaev (Василий Прилежаев) de Nice
- Athanase Petrov (Петров), futur recteur de l’église de Genève
- Le prêtre Vladimir Ladinsky (Владимир Ладинский) de Weimar.
En effet la consécration c’est la sacralisation de l’édifice pour Dieu.
Architecture de l’Eglise Russe orthodoxe Genève
Le double exploit de cette église est d’être d’un style néo-russe, tout en étant composée de pierre de Seyssel. Cette carrière fermée non loin de Genève (Haute-Savoie), donne à l’église une double échelle bien connue de la ville.
C’est dans une conception de l’ancien style moscovite, aussi connu sous le nom de néo-russe ou russo-byzantin, que l’on retrouve la Croix grecque, symbole du salut éternel.
On retrouve notamment :
- Du côté est, trois petites chapelles secondaires en demi-cercle, aussi appelées absidioles.
- Du côté ouest, le petit hall d’entrée, aussi appelé narthex, ainsi que le clocher et ses sept cloches, le porche et le parvis.
- Au centre, la nef coiffée du dôme et séparée des deux bas-côtés par six piliers.
- Au-dessus, neuf bulbes dorés dont cinq au-dessus de la nef (symbolisant Jésus-Christ), trois sur nos précédentes absidioles et la dernière sur le clocher.



Légende de gauche à droite : côté nord, côté est avec les absidioles, et côté sud.
Légende : détails des bulbes dorés.
Décoration intérieur de l’édifice.
La plupart des œuvres ornementales ont été peintes par le peintre Joseph Benzoni de Lugano dans le style d’un art byzantin ancien. On retrouve notamment une fresque de Giacomo Donati sur le dôme et la nef. On peut apercevoir un Christ glorieux, aussi appelé “Christ Pantocrator“. Les formes principales sont principalement des icônes ornées d’or et de pierreries.
On retrouve également des donations de châsses en marbre du prince Sergeï Mikhaïlovitch (Сергей Михайлович) et de la princesse Anna Alexandrovna Golitsyne (Анна Александровна Голицына).
Découvrez le site officiel – Église Russe de Genève de l’édifice pour connaître les évènements et les horaires d’ouverture.
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